CEPCI

Le CEPCI accueille James Vreeland, un éminent professeur de Georgetown University

Date de l'événement: 
19 Octobre 2015 11:30am - 12:30pm
Lieu: 
Salle 2419, Pavillon Charles-De Koninck

À l'invitation du professeur Érick Duchesne, membre du CEPCI, le Centre est heureux d'accueillir le professeur James R. Vreeland, de l'École Edmund A. Walsh de Service extérieur et gouvernemental de l'Université Georgetown. La conférence du professeur Vreeland portera sur la transparence en matière de données économiques et la stabilité politique. Jim Vreeland est un conférencier de haut niveau, spécialiste des questions de mondialisation et du rôle des institutions financières internationales, particulièrement le FMI. Il a publié dans de nombreuses revues scientifiques, tout en étant affilié, au cours de sa carrière, à une dizaine d'universités réparties sur cinq continents.

Kerem Öge, de l'Université McGill, membre des HEI, spécialiste notamment des questions de transparence et de la géopolitique de l'énergie, auteur d'un article sur le sujet paru récemment dans Eurasian Geography and Economics, commentera la présentation du professeur Vreeland et ouvrira la période des questions qui suivra la conférence.

Le rapport entre la transparence en matière économique et la stabilité politique - Sommaire

La transparence demeure comme un mantra pour les décideurs qui se préoccupent d’améliorer la qualité de la vie dans les pays en développement. Mais qu’entend-t-on exactement par transparence? Et quelles en sont les conséquences politiques et économiques? Ce futur ouvrage se penche sur un aspect particulier de la transparence : la dissémination des données économiques. Bien qu’elle soit essentielle aux décisions en matière d’investissement, la disponibilité des données varie grandement. Il n’est peut-être pas surprenant que les démocraties, même celles qui sont relativement pauvres, rendent davantage de données disponibles que les autocraties d’un niveau de développement correspondant. Elles ont de bonnes raisons pour ce faire. La transparence favorise les investissements étrangers et rend les démocraties plus résistantes aux problèmes économiques. Le calcul des autocrates est différent. Les autocraties qui rendent davantage de données économiques disponibles réussissent à attirer des investissements étrangers mais paient un prix en termes de stabilité. Des soulèvements de masses sont alors plus probables. Parfois cela peut entraîner une transition vers la démocratie mais dans d’autres cas cela provoque simplement l’avènement d’un autre régime despotique. Dans d’autres cas, les autocrates utilisent la menacent de soulèvements généralisés pour consolider l’union des élites dirigeantes. Les décideurs sont conscients de ces compromis. Ainsi, les gains en matière d’investissements peuvent ne pas valoir le coût en termes d’un danger accru de soulèvement populaire.

Cette activité est organisée par le CEPCI avec le soutien du Département de Science politique de l'Université Laval.

N.B. : La conférence sera prononcée en anglais mais les questions & réponses pourront se déclinées en français.
 

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Nous remercions le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec pour la contribution financière essentielle qu’il apporte au fonctionnement du CEPCI.